Camus, militant communiste
Alger 1935-1937
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Author
Contributions
- Spiquel, Agnès, author - Contributor
- Ouzegane, Amar, 1910-1981 - Contributor
- Poncet, Charles, 1909-1995 - Contributor
Publication
2017 - Gallimard, Paris, France
Language
French
Word Count
98,500 words, Guess
Page Count
394 pages
Identifiers
- Open LibraryOL44569877M
- ISBN-139782072699214
- ISBN-102072699215
- OCLC Control Number973544974
Classifications
- LCCPQ2605.A3734 Z7282 2017
Description
À la rentrée de 1935, Albert Camus, porté par son « goût de la justice», adhère à ce qui deviendra l'année suivante le Parti communiste d'Algérie (PCA) et s'attache à la création d'une Maison de la Culture et du Théâtre du Travail. L'expérience, où il s'était promis de «garder les yeux ouverts», ne dépasse pas deux ans. Elle inspirera durablement la prévention de l'écrivain à l'égard de toutes formes de stalinisme. La compréhension de cet épisode est aujourd'hui profondément renouvelée par des documents et souvenirs inédits remontant aux acteurs directs, par le témoignage enfm publié de l'ancien dirigeant communiste Amar Ouzegane, par des archives en provenance du Komintern jusque-là inaccessibles, mais aussi par une relecture attentive de plusieurs écrits de Cmnus lui-même. On y vérifie que celui-ci a bien été écarté du PCA pour ne pas s'être résigné à la répression frappant les premiers nationalistes algériens issus de l'Étoile nord-africaine ; et qu'en ce temps de procès de Moscou, la mesure s'inscrit dans une longue série d'exclusions qui conduit à des règlements de comptes jusqu'après les massacres de 1945. On y redécouvre pourtant toute la vivacité de compagnonnages politiques et culturels qui, de manière parfois inattendue, se prolongent au sein de la Résistance algéroise, puis parmi les «Libéraux» de l'après-1954. Le trajet de Camus militant communiste interroge ainsi, tour à tour, les déconvenues du Front populaire, les impasses de la politique du PCF sur la question coloniale, le lien entre combats démocratiques, quête d'une culture méditerranéenne et attentes d'une algérianité pluraliste, en même temps qu'il côtoie «l'absurde et l'inutile» auxquels, face aux réalités d'appareil, s'expose un engagement sincère.--Page 4 of cover. In the autumn of 1935, Albert Camus, supported by his "taste for justice", adhered to what would become the following year the Communist Party of Algeria (PCA) and devoted himself to the creation of a Maison de la Culture and the Théâtre du Travail. The experiment, which he had promised himself to "keep his eyes open," did not exceed two years. It will provide a lasting inspiration for the writer's prevention of all forms of Stalinism. Understanding of this episode is now radically renewed by unpublished documents and memories going back to the direct actors, through the published testimony of the former communist leader Amar Ouzegane, by archives from the previously inaccessible Komintern, by a careful re-reading of several writings of Camus himself...--Translation of part of page 4 of cover by http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Camus-militant-communiste
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